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4.2.2. L'hybridation

Pour le loup de Tasmanie par exemple, son patrimoine génétique pourrait être inséré dans l'œuf d'une espèce proche, probablement le diable de Tasmanie ou le numbat pour la gestation. Il en résulterait non pas un loup à l'état pur, mais un hybride. Et avant de crier au succès, les chercheurs devraient encore trouver un moyen pour minimiser le transfert de caractéristiques génétiques de l'espèce hôte aux générations suivantes. L'animal obtenu risque de ne pas être un véritable représentant de l'espèce mais un hybride totalement différent du phénotype recherché.

4.2.3. Perte des espèces associées

Un autre gros problème se pose également. Il faudrait régénérer un nombre assez important d'espèces qui vivaient "dans" et "sur" l'animal éteint. Des espèces possèdent des bactéries qui leur sont propres et favorisant la digestion et le métabolisme de l'animal. Une espèce disparue a entraîné avec elle sa flore bactérienne propre. Le fait d'être microscopique et d'appartenir à une espèce éteinte est la meilleure manière d'éviter d'être découvert et décodé. Mais pour le thylacine, il existe cependant actuellement quelques bactéries assez similaires à celles d'origine et qui lui permettraient de digérer sa propre nourriture. Elles sont peut-être encore présentes dans d'autres marsupiaux carnivores : la question est de savoir dans lesquels?

Index général du site

Les Espèces Disparues

Introduction

1. Problématique

2. Espèces emblématiques disparues par la faute de l'homme

3. Les techniques possibles et les grands projets

4. Problèmes, obstacles et dangers

Conclusion

Bibliographie

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