3.2. Technique d'hybridation et de sélection génétique pour recréer une espèce
L'hybride est un individu résultant d'un croisement entre deux individus de génotypes différents ou entre des individus d'espèces différentes. Les hybrides naturels, que l'on rencontre dans la nature, jouent un rôle évolutif important en augmentant la variabilité génétique.
On produit également des hybrides de manière artificielle en mettant en contact des cellules sexuelles d'organismes de type différent. Généralement, plus les parents appartiennent à des espèces proches, plus l'hybridation a des chances de réussir.
Par exemple, des parents ne se différenciant que par des caractères de pigmentation tels que ceux qui déterminent la couleur de la fleur ou de la fourrure produisent un hybride normal. En revanche, des animaux de deux espèces différentes donnent habituellement des hybrides stériles. Ainsi, la mule est l'hybride stérile d'une jument et d'un âne.
La sélection d'individus, présentant des caractères proches d'un phénotype désiré au sein d'une même espèce, est depuis longtemps utilisée par l'homme. L'être humain a ainsi, à partir de l'Aurochs, sélectionné à chaque génération les spécimens les plus productifs en viande et en lait. Comme on considère que l'Aurochs est à l'origine de toutes les races bovines, ont pourrait raisonnablement penser que le chemin en sens inverse est possible. C'est à dire partir de races bovines, et par sélection génétique, retrouver l'Aurochs.
De nombreuses espèces animales peuvent être utilisées dans cette même logique où l'homme serait un accélérateur du changement de certains caractères génétiques.