3.1. Technique de clonage d'une espèce menacée ou éteinte
Comment cloner un panda?
A partir de peau ou de quelques poils d'un panda mort, le clonage permet d'obtenir des dizaines d'animaux tous identiques.
Une cellule de la peau d'un grand panda est soigneusement conservée à -196°C dans une cuve d'azote liquide, puis réchauffée lors de son utilisation pour le clonage. Un ovule de lapine dénoyauté servira de matrice. Puis les deux cellules sont mises en contacte dans un milieu stérile pour éviter toutes infections. Une décharge électrique permet de fusionner les deux cellules. Il est important que l'ovule de la lapine soit débarrasser au préalable de tous ses gênes en aspirant son noyau. On obtient ainsi un petit embryon.
L'embryon est placé dans une mère porteuse la plus proche du grand panda comme une ourse par exemple. C'est une bonne mère porteuse car elle est quasiment de la même taille qu'une femelle panda, et elle a la même durée de gestation. Au bout de 4 à 5 mois l'ours met bas d'un petit panda.
Mais le problème qui se pose, est que l'ours n'a pas le même régime alimentaire que le panda. C'est donc à l'homme de lui apprendre à manger des bambous et ceci constitue évidemment un problème d'éthologie car le panda ne sera pas totalement sauvage. On rencontre donc des problèmes de réintroduction d'espèces dans leur biotope lorsque celui existe encore de façon importante.
Il est donc tout à fait possible de cloner des mammouths à partir de cellules de peau, et par la même technique que précédemment, d'inséminer une éléphante porteuse. La méthode pour produire un mammouth à partir d’un segment d’ADN en bon état est connue. Il faut prendre un oeuf (ovocyte) d’éléphant d’Asie (le plus proche cousin du mammouth), retirer son code génétique, y insérer celui du mammouth et placer l’embryon qui en résulte dans l’utérus d’une éléphante qui portera le fœtus à terme sans y ajouter son propre ADN. Simple en théorie, la processus est très délicat en pratique. Cette méthode utilisée pour créer la brebis Dolly échoue de 90 à 95% du temps. Mais rien n’empêche les essais multiples si l’on peut se procurer tout l’ADN nécessaire.
Concrètement, il semblerait donc possible de recréer un mammouth; mais d'un point de vue éthique et législatif, on est encore loin d'une acceptation totale de l'opinion et des scientifiques.